Mickaël Arcos

vendredi, décembre 18, 2009, 11:26 PM ( 24 lectures ) - Musique - Posté par Mickaël


Bienvenue dans le monde merveilleux du ballet russe (Noureev) et de la musique de Tchaïckovsky. Le traditionel ballet joué à l'opéra Bastille tient ses promesses. Quel monde merveilleux ! Dans ce spectacle de toute beauté, tout est parfait. La mise en scène est extraordinaire. Alors que dans la fosse l'orchestre joue l'ouverture, le rideau se lève sur un extérieur nocturne et froid, où pénètrent mondains dans un salon qui se révèle au deuxième tableau. Clara y reçoit de son oncle un casse-noisette en forme de soldat qui prend vie en rêve et devient son prince charmant. Tantôt dans la grande salle de bal, tantôt dans le salon les protagonistes, dont beaucoup d'enfants, s'animent d'une grâce sans pareil, à l'image de la musique.

Deux heures de pur bonheur dont seul n'a d'égal son contraste avec la réalité, soudain glauque et bruyante lorsqu'on s'éloigne de cette inimitable féérie.

lundi, décembre 7, 2009, 10:07 PM ( 21 lectures ) - Cinéma - Posté par Mickaël


Le dernier film d'Emmerich voit grand. TRES GRAND (comme les lettres de 2012). Bon il fallait s'y attendre, dans les 300 millions de dollars de budget, seulement 57,95 dollars ont été consacrés au scénario (écrit par le fils du réalisateur de 7 ans) : un groupe d'élites politiques et scientifiques fuient la catastrophe planétaire la plus dévastatrice de l'histoire menée à anéantir l'espèce humaine.

Le film dure 2h40. Je refais. Un groupe d'élites BADABOUUUUUUUUUUUM PRRR PRRR PRRR DES CREVASSES SE FORMENT A LA SURFACE DE LA CALIFORNIE PATATRA politiques et LA VOITURE DU CONSERVATEUR DU MUSEE DU LOUVRE QUI EST UNE DS CAR TOUS LES FRANCAIS ROULENT EN DS EXPLOSE SOUS LE PONT DE L'ALMA OU EST MORTE AUSSI LA PRINCESSE DIANA scientifiques fuient PCCHHHH PCHHHH LA TERRE EXPLOSE IL FAUT FUIR EN VOITURE ET EN AVION EN SLALOMANT A RAS DU SOL ENTRE LES BATIMENTS POUR FUIR la catastrophe planétaire SPLAAAAAASH PLOUF PLOUF GLOUB GLOUB GLOUB LA PLANETE SOMBRE SOUS LES TSUNAMIS GEANTS ISSUS DES TREMBlEMENTS DE TERRE UIUIUIUIUIUIUIIIIII PINPONPINPONPINPON la plus dévastratrice de l'histoire menée à anéantir PRRRRRRRRRRR GLASP PROUTCH PROUTCH COIN COIN COIN l'espèce humaine GENERIQUE. Heu pardon... Générique.

Les effets spéciaux sont monstrueusement bien faits, l'histoire cataclysmement niaise et clichée, et l'ambiance colorée et bruyante. Dans le même style, la Guerre des Mondes évoque la même issue : un groupe d'individus fuyant la catastrophe dans la masse. Mais là ou Spielberg manie avec une main de maître le suspense et la tension, Emmerich nous balade dans Frontierland.

Je ne peux terminer sans vous compter un extrait (restitution de mémoire)

VOIX AUTOMATIQUE
Choc avec un objet de 8748 mètres dans 1800 mètres

VICE-PRESIDENT
Qu'est-ce que cela peut bien être ?

MAUVAIS ACTEUR
C'est l'Everest Monsieur

samedi, octobre 31, 2009, 06:49 PM ( 37 lectures ) - Cinéma - Posté par Mickaël

Déception pour le dernier Jean-Pierre Jeunet (j'ignorais que c'était possible) et son dernier Micmacs à Tire-Larigot. La touche si particulière du réalisateur dessert hélas un scénario trop candide. Les personnages simplets ne forment une famille que dans la théorie. Beaucoup de gadgets et d'idées éparses, certes ingénieuses, ne consolident pas l'aventure et délaissent les émotions.

La déception n'est que partielle tant le jeu d'acteur est excellent, l'image contrastée du moderne et de l'ancien donnée à Paris, les dialogues. Et le rythme est parfait. L'histoire avance bien et sur le coup on rit bien à voir quelles trouvailles les compères inventent pour détourner le regard du gardien, s'infiltrer dans les appartements des deux marchands d'armes, atteindre la rive gauche de la Seine depuis la droite.

Pour s'amuser un peu avant ou après le film pourquoi ne pas aller visiter le rigolo site Internet officiel du film et celui de Jean-Pierre Jeunet. Et découvrir pourquoi Jean-Pierre Jeunet a réalisé ce film et dans quelles conditions il délaissa (temporairement on l'espère) Life of Pi.

lundi, octobre 26, 2009, 11:15 PM ( 25 lectures ) - Cinéma - Posté par Mickaël

Mary and Max est l'oeuvre de l'australien Adam Eliot. En pate à modeler le réalisateur nous invite à découvrir la vie de deux êtres que tout oppose.

Max est un vieil obèse new-yorkais qu'une maladie empêche d'avoir une vie sociale, et Mary une petite fille australienne qui malgré elle n'a pas d'amis. Ils entament une relation épistolaire singulière et décalée qui leur permettra de mieux se connaître l'un de l'autre, et soi-même.

Singulier et décalé le film l'est tout autant. Le développement de l'histoire est sans aucun accroc. Narrés en voix off Max et Mary dévoilent une vie originale et banale à la fois. Max a autant de poissons que ce qu'ils meurent, ne gagne jamais au loto (quoique), n'aime personne et mange toujours la même chose, en trop grande quantité. Mary perd respectivement sa mère et son père, se fait humilier par ses copains et cherche à trouver l'amour. Tout deux rafolent du chocolat et des nublets, un dessin animé qui passe à la télé.

Le film est triste. Les personnages se découvrent eux-mêmes mais leur univers est d'un gris indélébile. Cet univers est parfois drôle tant la grisaille est dérisoire. Malgré une continue voix off qui manque de dynamisme, le film se parfait à sa qualité d'animation, de lumière, de montage, de bande son. On compatit à la maladie de Max et la solitude de Mary. On veut coûte que coûte que leur vie s'améliore.

Elle stagne et s'empire.

Mais quel bon moment.

Le site officiel (regardez la bande annonce !) : http://maryetmax.gaumont.fr/


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