Mickaël Arcos

samedi, octobre 31, 2009, 06:49 PM ( 39 lectures ) - Cinéma - Posté par Mickaël

Déception pour le dernier Jean-Pierre Jeunet (j'ignorais que c'était possible) et son dernier Micmacs à Tire-Larigot. La touche si particulière du réalisateur dessert hélas un scénario trop candide. Les personnages simplets ne forment une famille que dans la théorie. Beaucoup de gadgets et d'idées éparses, certes ingénieuses, ne consolident pas l'aventure et délaissent les émotions.

La déception n'est que partielle tant le jeu d'acteur est excellent, l'image contrastée du moderne et de l'ancien donnée à Paris, les dialogues. Et le rythme est parfait. L'histoire avance bien et sur le coup on rit bien à voir quelles trouvailles les compères inventent pour détourner le regard du gardien, s'infiltrer dans les appartements des deux marchands d'armes, atteindre la rive gauche de la Seine depuis la droite.

Pour s'amuser un peu avant ou après le film pourquoi ne pas aller visiter le rigolo site Internet officiel du film et celui de Jean-Pierre Jeunet. Et découvrir pourquoi Jean-Pierre Jeunet a réalisé ce film et dans quelles conditions il délaissa (temporairement on l'espère) Life of Pi.

lundi, octobre 26, 2009, 11:15 PM ( 25 lectures ) - Cinéma - Posté par Mickaël

Mary and Max est l'oeuvre de l'australien Adam Eliot. En pate à modeler le réalisateur nous invite à découvrir la vie de deux êtres que tout oppose.

Max est un vieil obèse new-yorkais qu'une maladie empêche d'avoir une vie sociale, et Mary une petite fille australienne qui malgré elle n'a pas d'amis. Ils entament une relation épistolaire singulière et décalée qui leur permettra de mieux se connaître l'un de l'autre, et soi-même.

Singulier et décalé le film l'est tout autant. Le développement de l'histoire est sans aucun accroc. Narrés en voix off Max et Mary dévoilent une vie originale et banale à la fois. Max a autant de poissons que ce qu'ils meurent, ne gagne jamais au loto (quoique), n'aime personne et mange toujours la même chose, en trop grande quantité. Mary perd respectivement sa mère et son père, se fait humilier par ses copains et cherche à trouver l'amour. Tout deux rafolent du chocolat et des nublets, un dessin animé qui passe à la télé.

Le film est triste. Les personnages se découvrent eux-mêmes mais leur univers est d'un gris indélébile. Cet univers est parfois drôle tant la grisaille est dérisoire. Malgré une continue voix off qui manque de dynamisme, le film se parfait à sa qualité d'animation, de lumière, de montage, de bande son. On compatit à la maladie de Max et la solitude de Mary. On veut coûte que coûte que leur vie s'améliore.

Elle stagne et s'empire.

Mais quel bon moment.

Le site officiel (regardez la bande annonce !) : http://maryetmax.gaumont.fr/


samedi, octobre 10, 2009, 03:18 PM ( 41 lectures ) - Cinéma - Posté par Mickaël
District 9 est l'oeuvre de Neill Blomkamp, un canadien originaire d'Afrique du Sud, plutôt orienté à la base sur l'image et les effets visuels.

District 9 est un film hors du commun. D'un réalisme à toute épreuve il met en scène la dure cohabitation entre les sud africains et les crevettes, ces créatures de l'espace égarées, dont le vaisseau spatial surplombe Johannesbourg depuis plus de vingt ans sans bouger d'un centimètre. En panne.

Les habitants de ce vaisseau sont affaiblis, et rapatriés sur terre dans un quartier-ghetto appelé District 9. Ils ne sont pas particulièrement autonomes, et sont la source de beaucoup de violence dans la ville. Ils se reproduisent et enquiquinent la population. Il faut les déplacer, dans le district 10. Un employé de la MNU, à l'aspect gentil organisateur, est en charge de la mission, qui le dépasse dès les premières heures.

Le film est haletant. Le temps passe vite. Les problèmes de criminalité, de violence, de survie dans le district nous font oublier que le documentaire se transforme en film dans lequel Wikus van der Merwe devient la cible à la fois des bandits et de l'état sud-africain puisqu'il arrive à manier les armes de ces créatures, dont l'usage pourtant n'est possible qu'en possédant l'ADN extra-terrestre en soi.

L'intrigue devient politique. Wikus est un objet. Il est traqué. Malheureusement le film dont la première partie était très prometteuse se transforme en course-poursuite avec des grosses machines extra-terrestres, ce qui n'exploite pas le potentiel de l'intrigue.

Cependant le film futuriste qui se passe dans le passé devient le film le plus audacieux de ceux que j'ai vu cette année. Et il n'a pas d'équivalent dans ce qui est faux-documentaire et extra-terrestre.

vendredi, août 7, 2009, 02:40 PM ( 28 lectures ) - Week-Ends - Posté par Mickaël

C'est choses-là arrivent. Partir en Week-end à Lajoux, et arriver à La Joux. L'un est au Jura, l'autre en Haute Savoie. L'un était prévu, l'autre improvisé. Grâce à qui ? Voyages-sncf qui quand on tape Lajoux nous vend avec assurance un billet pour La Joux. Google Maps répond le contraire. En même temps à Lajoux le train n'y va pas... (il s'arrête à Saint-Claude). On s'arrête aux Houches finalement, car La Joux en Haute-Savoie ne nous dit rien de particulier.

Peu importe finalement car l'objectif était de passer un week-end hors de Paris (checked), à la montagne (checked), faire de la randonnée (checked). En sus une bonne raclette à Chamonix.

La randonnée de l'Aiguillette des Houches est le must local, où l'on peut voir la chaîne du Mont Blanc depuis le nord, ainsi que ses monumentaux glaciers tels que les Bossons. La montée par le chalet de Chailloux est rude, mais le paysage en vaut la chandelle. La descente tout aussi longue peut se faire par Bel Lachat où l'on emprunte alors une portion du GR 5, qui est le chemin du tour du Mont Blanc.

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