Mickaël Arcos

mercredi, juillet 6, 2011, 09:07 PM ( 41 lectures ) - Art de vivre - Posté par Mickaël
Après un long séjour, je retourne au bercail et constate une forte occupation de mon espace de vie par un tas d'objets inutiles, vieux, inconvenus, ... Il faut "nettoyer" tout ça. Mais pour chaque objet c'est en fait une véritable interrogation.

Voici ce que j'ai appris en trois semaines de rangement.

Pour chaque objet, 4 options (et une option joker) :
1. Faut-il garder ?
2. Faut-il jeter ?
3. Faut-il vendre ?
4. Faut-il donner ?
5. Je ne sais pas...

1. Faut-il garder ?
On se pose souvent la question... D'après Leo Babauta, si l'objet n'a pas de place où se ranger, ou bien si je ne m'en suis pas servi ces 6 derniers mois, il est fort à douter que je vais l'utiliser à l'avenir (exception : les objets saisonniers comme la combinaison de ski grand froid). Souvent, je veux garder, mais ça sert à rien. Si l'objet peut se vendre, il perdra peu à peu de sa valeur ; il prend de la place au stockage ; j'oublie complètement que je l'ai car il est "dans un coin".

Si vraiment il est naturel de le garder (un pied photo qu'on utilise chaque été, un jouet qui fait plaisir à un gosse d'ami invité, ...), il suffit de le garder dans un endroit bien rangé et accessible. En clair s'il sert presque jamais et qu'en plus on sait pas où il est, autant dire qu'on ne l'a pas, et le virer tout de suite.

2. Faut-il jeter ?
Si l'objet ne fonctionne plus, que la valeur n'est que sentimentale (mes cours de Terminale) et que ça n'a aucune valeur sur le marché, il faut JETER ! Je suis presque heureux de le faire quand je peux trier mes déchets à la décharge. En plus de faire de la place dans ma chambre, je sauve la planète !

C'est souvent difficile de jeter, car on attache une valeur sentimentale à l'objet, qu'on essaye de relier à une valeur objective ("mais si, ça peut se vendre !"), ou qu'on essaye de relier à un besoin ("si jamais je veux soudainement calculer une intégrale triple, j'aurais besoin de mes cours de Terminale !"). Astuce : ranger avec quelqu'un qui n'a rien à voir avec votre histoire. Pour lui c'est évident : "nan mais qu'est-que tu vas foutre de ça ?".

Où jeter ? Dans la poubelle des recyclables dans votre cuisine, ou à la décharge si y'en a beaucoup. Ils recyclent aussi à la décharge. Les piles, il faut les jeter dans les petites boîtes disponibles chez de nombreux commerçants. L'électronique se jette à la décharge aussi (ils récupère les matériaux). Préparez votre séjour à la décharge en triant pendant le rangement. Chaque décharge est un peu différente, donc passez un coup de fil avant, et n'oubliez pas votre carte car souvent les communes ne laissent pas entrer les habitants des communes voisines.

3. Faut-il vendre ?
Oui, si l'objet à de une valeur objective et que la procédure de vente n'est pas démesurée par rapport à l'objet. Par exemple, un livre d'occasion. Il peut potentiellement valoir 20 euros, mais il faut le mettre en vente en ligne, c'est à dire qu'il faut que je me crée un compte, que je référence le livre, lui donne un prix, stocke le livre en attendant qu'il se vendre, le poster, etc. Je l'ai fait sur Amazon (lien "vendre le vôtre" sur chaque article) et bientôt sur PriceMinister, mais bizarrement ça part moins bien que ce que je pensais...

On surestime souvent la valeur de l'objet à vendre. Mon meuble est magnifique, a coûté 300 euros, est encore en bon état, mais depuis Ikea fait le même neuf à 65 euros, qui se revend mille fois d'occaz, à 15 euros... Pour connaître le prix de ce qu'on a à vendre, rien de mieux que de chercher ce même objet sur les sites, par exemple eBay et Le bon coin. A force, vous aurez une idée de ce qui se vend bien et pas bien.

En plus de la valeur objective, il y a le besoin. Votre table en bois massif de 6 mètres de long vaut cher ! Mais personne n'en veut : trop grand, trop encombrant à transporter, ... Peut-être entrer en relation avec le marché spécialisé.

4. Faut-il donner ?
Oui ! Donnons.org s'y spécialise, tout comme recupe.net et de nombreux autres. eBay et Le bon coin permettent aussi de mettre en vente... gratuitement. Plus simplement, envoyez un e-mail à vos amis proches, votre famille, lâchez un tweet et un message sur Facebook (et Google+). Quand c'est gratuit, vous touchez parfois un nerf sensible : "j'en ai pas besoin, mais comme c'est gratuit finalement j'en ai besoin". Sinon, vous aurez l'impression de toucher le fond quand vous n'arriverez même pas à le donner...

Pour ce qui est du vieux matériel informatique, des associations reprennent (voici une petite liste de récupérateurs de vieux matériel informatique). Et évidemment, donnez vos vêtement à Emaüs ou équivalent. Emaüs reprend beaucoup d'autres choses comme des jouets. Il faut suivre leurs actions locales, en fonction de votre domicile. Ils peuvent vous sauvez la vie en vous reprenant plein de trucs que vous n'osiez pas jeter. Bizarrement, jeter et donner revient exactement au même pour moi : je n'ai plus l'objet. Mais donner donne une touche sociale à l'acte de se débarrasser, et elle est appréciable.

5. Je ne sais pas...
Souvent on ne sait pas, c'est qu'il ne faut pas garder. Oui c'est réutilisable mais ça n'intéresse pas grand monde, même pas moi (une collection de Mickey Parade de 1987 à 1998)... Mon avis est de garder seulement si la place est disponible, en gardant en tête qu'il peut trouver un repreneur un jour. Rien n'empêche de le mettre en vente en même temps, juste pour voir, et d'en parler au repas de Noël : "d'ailleurs j'ai une collection de Mickey Parade mais je les lis pas vraiment". Peut-être que vous ferez un papa heureux : "moi je veux bien te les prendre"... Sinon donner, ou jeter. Tant pis. Tout dépend de l'urgence de la situation et de la place disponible (souvent je suis pressé et j'ai pas de place, personnellement...).

Pour finir, le mieux est quand même de ranger au fur et à mesure. J'ai tendance à penser qu'à chaque nouvel objet qui entre dans ma vie privée, je dois en faire sortir un autre du même usage ou de la même taille. Ainsi vous n'arriverez jamais à une collection complète (et inutile) des Télérama de 2000 à 2010. Cet allumé a décidé de vivre avec seulement 100 objets pour le reste de sa vie. Une belle leçon d'économie, d'écologie et de liberté d'esprit peut-être.

Si vous le voulez bien, donnez-moi votre avis sur les objets suivants. Jeter? Donner? Garder? Vendre? Je ne sais pas...?
1. Un walkman Sony
2. Une voiture électrique 1/10ème radiocommandée (elle va vite !)
3. Les 40 CDs que j'ai pas écouté ces 5 dernières années
4. Une chaîne hifi avec lecteur cassettes
5. Un appareil photo argentique en bon état

dimanche, juin 26, 2011, 06:24 PM ( 26 lectures ) - Musique - Posté par Mickaël
J'ai choisi d'assister deux fois à l'émission en direct "le Magazine", de France Musique, qui accueille des musiciens tous les jours de la semaine de 18h à 19h.

Les pianistes Eric Le Sage, Jean-Frédéric Neuburger et Vanessa Wagner étaient invités la semaine dernière dans le cadre du festival des Serres d'Auteuil. Le décor n'est pas soigné, la cabine technique donne sur le studio à travers une vitre, une lumière rouge indique le direct et Lionel Esparza marche en parlant, s'adresse aux pianistes alors qu'ils sont encore sur leur tabouret, tourne les pages lorsque nécessaire.

Le vendredi 24 juin, ce sont Jean-François Zygel et Antoine Hervé qui présentaient en musique leur dernier coffret CD-DVD "Double Messieurs". Les deux pianistes improvisent ensemble sur des idées proposée par l'animateur. Ils ne se regardent pas en jouant. Un événement tragi-comique arriva lorsque pour terminer la séance, un morceau de quatre minute doit être exécuté. Antoine Hervé, dos à l'horloge, veut terminer coûte que coûte, se lève, regarde pour une fois son compère pour lui dire qu'il va terminer, ou lui demander quand est-ce qu'il termine; alors que l'autre surveille d'un coin de l’œil l'horloge que tous pouvons voir. En tout cas, l'improvisation a pour sûr respecté le thème "coda" !

Écouter l'émission du vendredi 18 juin.
Écouter l'émission du vendredi 25 juin.
France Musique

dimanche, juin 19, 2011, 11:37 AM ( 30 lectures ) - Voyages - Posté par Mickaël
C'est la durée pendant laquelle j'étais hors de France. 1 an à Calgary, dans le cœur du Canada économique et traditionnel, et 4 mois dans toute l'Argentine, sauvage et aux portes de la modernité.

Pour certains la vie est une succession d'événement temporaires, de ruptures, de reprises. Pour d'autre, comme moi, c'est un long fil qu'on tire un peu partout en y agrippant des personnes, des lieux, des souvenirs...

Une succession au hasard de lieux et de rencontres.

Les voyages ne forment pas la jeunesse mais la découverte ouvre l'esprit. L'installation, la réinstallation, le déménagement et le déplacement permanents réduisent la matérialité à son plus simple élément. L'enveloppement social devient précieux, comme fragile. Les gadgets disparaissent avec la technologie, la nature prend tout le sens, et la beauté ne semble jamais fabriquée.

Pourtant au quotidien, c'est beaucoup de choix et de décisions, d'organisation désorientée, de rendez-vous, de préparation, ce dont je témoigne pour le Canada dans mon guide "Vivre et travailler au Canada anglophone", que vous pouvez vous procurer ici.

Ce billet a une finalité : je rouvre mon blog personnel.

Photo: El Bolson, Rio Negro, Argentine.

mardi, janvier 19, 2010, 11:06 AM ( 25 lectures ) - Musique - Posté par Mickaël
L'Opéra de Paris présente à son opéra Bastille une production de Werther de Jules Massenet avec en tête d'affiche Jonas Kaufman et Sophie Koch.

L'histoire est inspiré du roman épistolaire de Goethe, Les souffrances du jeune Werther. Bien que français, l'opéra fut créé à Vienne dans une traduction allemande, et connu le succès un peu partout dans le monde occidental sauf à Paris, qui le créditera de chef-d'oeuvre bien plus tard.

Apparemment assez éloigné du texte de Goethe, Massenet, à travers ses librettistes, allège et simplifie les personnages en leur donnant des rôles plus attendus. Ainsi se résumerait l'histoire alors : Charlotte, fiancée à Albert, se laisse éprendre par Werther, ami d'Albert. Bien qu'arrangée, Charlotte privilégie sa relation avec Albert, se marrie, et tente en vain d'oublier Werther, qui se suicide de désespoir.

Cette intrigue est en fait supplantée, à Bastille, d'une mise en scène impressionante. Jonas Kaufman dans le rôle de Werther y joue pour beaucoup. Peu à peu la gaîté du premier acte, par la répétition de chants de Noël aux enfants par le bailli, laisse place au tragique de l'amour impossible. La fin de Werther coïncide avec la date de Noël, où les chants des enfants doublent la mort de Werther. Le décors extérieur léger et lumineux fait peu à peu place à des intérieurs lourds et sombre, nous plongeant dans le désespoir.

J'ai pris une place un peu par hasard, attiré surtout par Jonas Kaufman qui fait beaucoup parlé de lui en ce moment à l'Opéra : il renouvelle le jeu sur scène en osant plus que ses prédécesseurs. En plus de son physique à faire tomber les demoiselles (de tout âge), il chante divinement, ce qui fait de lui un artiste phénoménal. Il ouvrait la Scala de Milan avec Carmen dans le rôle de Don José. Ainsi je me procure une place de dernière minute, à 20 euros. Du 12ème rang, je vois tout, j'entends tout, je me délecte.

Même si ça sera très différent que dans la salle, vous pouvez voir cet opéra en direct sur Arte le 26 janvier 2010 et l'écouter sur France Musique le 23 février 2009. Ou bien sûr en vrai à l'Opéra Bastille !

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