Mickaël Arcos

jeudi, mai 22, 2008, 01:33 PM ( 25 lectures ) - Cinéma - Posté par Mickaël
- Cinéma, Spectacle, Art

Et oui, déjà vu, le jour de sa sortie ! Si ça c'est pas du fanatisme. Ou bien simplement de la manipulation à voir les trois premiers épisodes passer à la télé depuis un mois, et Canned ne parler presque que de ça... sans parler des affiches partout dans paris, y compris sur les bus que je suis en vélo le nez collé sur l'affiche "Le 21 mai".

En tout cas après avoir vu et revu les trois premiers épisodes, il fallait que je sois dans la salle avec les fans (au chapeau) du premier jour.

Mon sentiment est double. Content et déçu. Content car Spielberg a réussi à faire revivre le héros archéologue aventurier. Mais déçu, car cette résurection se fait au prix d'une réponse à une grande attente, ce qui a tendance à diriger le film, avant l'aventure, le scénario, et tout ce qui devrait être l'essence même d'un film.

Si toutefois Spielberg a réussi à faire revivre "Indy" (renommé ici et là "Jonesy"), ce n'est pas sans erreurs à mes yeux fatales. Premièrement Indiana Jones ne mène pas sa quête seul, ou à deux comme il avait l'habitude auparavant, et ce qui lui donnait un charme et un courage sans mesure. Ici il est accompagné de sa famille (compagne et rejeton), d'un "agent triple", et de son ami fou qui ne parle qu'en enigmes Oxley. Voyage bien encombrant donc. On tombe alors dans le dramatique "syndrome des suites", à la Shrek, Matrix ou Harry Potter. On a peur que les personnages connus ne suffisent plus, alors on n'en invente d'autres, masi évidemment il ne sont pas creusés. Et Indy n'échappe pas à cet écueil. Qu'est-ce qu'un aventurier de 60 ans, après trois aventures grandioses ? Comment a-t-il évolué ? Qu'envisage-t-il dans le futur ? Tant de questions auxquelles cet épisode ne répond pas, alors qu'il introduit son ex, son fils, un vieil ami inconnu, une méchante caricaturée...

Deuxièmement, la quête qu'il mène ici n'est pas une quête qui a un intérêt grandissant pour Indy, mais plutôt pour son vieux compagnon Oxley, dont on ne sait presque rien, et dont d'ailleurs on n'apprend rien car fou. Rien à voir avec ce bon vieux Marcus ou autre directeur de l'Université qu'on connaît bien.

Troisièmement, les effets spéciaux. Ils rendent grandiosent une scène que le scénario n'a pas su annoncer (la scène finale). A quoi bon faire virevolter le Pérou si le spectateur n'a pas attaché un véritable sens à la quête du professeur Jones. D'ailleurs en quoi cette quête est-elle doublée d'une quête personnelle, pourtant si évidente de reconnaître et connaître son fils... ? Spielberg a tendance à oublier le sens primaire du cinéma en lui donnant une forme fantastique - certes réussie.

Dommage donc que le film, à voir toutefois, sans pour autant se précipiter, tombe dans ces erreurs si classiques du cinéma hollywoodien. Quand est-ce que réalisateurs et producteurs attacheront plus d'importance au fond qu'à la forme "spectacle" du cinéma.

Quelques scènes et répliques restent savoureuses (bien qu'elles auraient été vraiment mieux avec un meilleur scénar) comme par exemple la scène des "méchantes fourmis" ou du passage des chutes. D'autres, loufoques, n'ont pas tellement leur place (Junior qui se la joue à la Tarzan dans les lianes), tout comme ce tant attendu fils d'Indiana Jones, qui s'en sort pas si mal (ouf), mais dont le rôle est à remettre en question (en fait c'est le gars qui accompagne Indy dans l'aventure, en posant plein de questions un peu stupides).



mardi, mai 20, 2008, 10:56 PM ( 24 lectures ) - Week-Ends - Posté par Mickaël

Le temps d'un week-end à Strasbourg, pour se balader et prendre quelques photos :


De gauche à droite : La gare SNCF de Strasbourg, bâtiment moderne dans lequel se reflète la vieille ville. Des maisons typiques, place de Notre Dame. La cathédrale de Strasbourg.

La plus vieille et la plus belle maison de Strasbourg, juste à côté de la Cathédrale.


D'autres maisons le long de l'une des nombreuses ramifications de l'Ill.



Le parlement européeen bien sûr !


Dans les rues piétonnes de Strasbourg...

Le pont des deux rives, reliant les deux parties du parc des deux rives, appartenant à la fois à la France et l'Allemagne ! Ici nous sommes du côté Allemand. Nous nous y sommes rendus à pieds d'ailleurs :) De l'autre côté, c'est la ville de Kehl. Il y a à peu près rien à voir, et pas plus à manger (ce qu'on a vainement essayer de faire, pour tomber sur un gateau dégeu).


jeudi, avril 17, 2008, 04:29 PM ( 24 lectures ) - Week-Ends - Posté par Mickaël

Une balade en petit avion à Toussus le Noble, avec Marine en co-pilote, ça fait du bien (en plus de faire des vidéos...).

Préparatifs:

Décollage:


En vol:


Atterrissage:




jeudi, avril 3, 2008, 10:49 AM ( 22 lectures ) - Cinéma - Posté par Mickaël

There Will Be Blood est un film de Paul Thomas Anderson, avec Daniel Day-Lewis et Paul Dano. Je suis allé voir le film lundi soir, alors que j'étais parti pour aller voir Julia, mais faute de retrouver mon chemin pour l'UGC Orient-Express dans le déd'Halles, j'ai choisi le Ciné-Cité pour ce film...

Ce film est tout simplement excellent, c'est un peu la raison pour laquelle j'en parle :) C'est l'histoire d'un pétrolier ("I consider myself as an oilman") qui a pour seule raison de vivre la découverte et l'exploitation du pétrole aux Etats-Unis. La trame de fond scénaristique est donc cette recherche, et l'évolution de la prospection du pétrole tant en technologies qu'en négociations. Le personnage, un magnat, est attiré par l'or noir de part et d'autres du pays, son fils unique pour bras droit. Son partner.

A coups de milliers de Dollars il rachète les terrains et les informations juteuses, notamment auprès d'un certains Paul Sunday, propriétaire d'une parcelle renfermant quantités de pétrole. Daniel Plainview s'y installe, rachète et exploite au moyen d'un derrick les ressources du petit village porté par un prêtre douteux, Eli Sunday, d'une église toute aussi douteuse : l'église de la troisième révélation.

Daniel Day-Lewis dans le rôle de Daniel Plainview.(© Walt Disney Studios Motion Pictures France)

Mais plus que l'histoire, c'est la manière dont Anderson nous montre l'évolution de Daniel, son dégout pour les autres ("I hate people"), et son amour pour le pétrole. Rien ne compte, même plus son fils, si ce n'est le pétrole et encore le pétrole. Parti de rien, Daniel réside à la fin de sa carrière dans une somptueuse villa. Mais de son esprit solitaire et aventurier du début ressort sa haine pour les autre, et sa méchanceté gratuite et meurtrière. Le film est lent, bien monté. Les images somptueuses et mises en valeur. Le spectateur adhère à la folie de l'anti-héros : plus rien ne compte à part le pétrole et ses profits associés. Plainview devient fou, lentement, discrètement, mais assurément, et les nombreux (mais lents) retournements de situations nous maintiennent en halène, au son d'une musique parfaitement bien adaptée, bien que très osée (abstraite et un peu surréaliste). Le film est parfois violent, mais bien loin de ce que suggère le titre.

Pour info There Will Be Blood est adapté du roman Pétrole ! écrite par Upton Sinclair en 1927, et Daniel Day-Lewis a reçu le prix du Meilleur acteur dans un drame lors de la conférence de presse (qui tenait lieu de cérémonie) des Golden Globes 2008. Fort mérité.



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