Mickaël Arcos

jeudi, avril 17, 2008, 04:29 PM ( 23 lectures ) - Week-Ends - Posté par Mickaël

Une balade en petit avion à Toussus le Noble, avec Marine en co-pilote, ça fait du bien (en plus de faire des vidéos...).

Préparatifs:

Décollage:


En vol:


Atterrissage:




jeudi, avril 3, 2008, 10:49 AM ( 20 lectures ) - Cinéma - Posté par Mickaël

There Will Be Blood est un film de Paul Thomas Anderson, avec Daniel Day-Lewis et Paul Dano. Je suis allé voir le film lundi soir, alors que j'étais parti pour aller voir Julia, mais faute de retrouver mon chemin pour l'UGC Orient-Express dans le déd'Halles, j'ai choisi le Ciné-Cité pour ce film...

Ce film est tout simplement excellent, c'est un peu la raison pour laquelle j'en parle :) C'est l'histoire d'un pétrolier ("I consider myself as an oilman") qui a pour seule raison de vivre la découverte et l'exploitation du pétrole aux Etats-Unis. La trame de fond scénaristique est donc cette recherche, et l'évolution de la prospection du pétrole tant en technologies qu'en négociations. Le personnage, un magnat, est attiré par l'or noir de part et d'autres du pays, son fils unique pour bras droit. Son partner.

A coups de milliers de Dollars il rachète les terrains et les informations juteuses, notamment auprès d'un certains Paul Sunday, propriétaire d'une parcelle renfermant quantités de pétrole. Daniel Plainview s'y installe, rachète et exploite au moyen d'un derrick les ressources du petit village porté par un prêtre douteux, Eli Sunday, d'une église toute aussi douteuse : l'église de la troisième révélation.

Daniel Day-Lewis dans le rôle de Daniel Plainview.(© Walt Disney Studios Motion Pictures France)

Mais plus que l'histoire, c'est la manière dont Anderson nous montre l'évolution de Daniel, son dégout pour les autres ("I hate people"), et son amour pour le pétrole. Rien ne compte, même plus son fils, si ce n'est le pétrole et encore le pétrole. Parti de rien, Daniel réside à la fin de sa carrière dans une somptueuse villa. Mais de son esprit solitaire et aventurier du début ressort sa haine pour les autre, et sa méchanceté gratuite et meurtrière. Le film est lent, bien monté. Les images somptueuses et mises en valeur. Le spectateur adhère à la folie de l'anti-héros : plus rien ne compte à part le pétrole et ses profits associés. Plainview devient fou, lentement, discrètement, mais assurément, et les nombreux (mais lents) retournements de situations nous maintiennent en halène, au son d'une musique parfaitement bien adaptée, bien que très osée (abstraite et un peu surréaliste). Le film est parfois violent, mais bien loin de ce que suggère le titre.

Pour info There Will Be Blood est adapté du roman Pétrole ! écrite par Upton Sinclair en 1927, et Daniel Day-Lewis a reçu le prix du Meilleur acteur dans un drame lors de la conférence de presse (qui tenait lieu de cérémonie) des Golden Globes 2008. Fort mérité.



lundi, janvier 28, 2008, 05:37 PM ( 30 lectures ) - Cinéma - Posté par Mickaël

La vie des Autres (Das Leben der Anderen), réalisé par Florian Henckel von Donnersmarck, est un excellent film en son genre. Un film de plus sur la rivalité RDA/RFA à première vue, mais cette fois racontée sous l'angle de vue d'un agent secret de la Stasi, Wiesler (Ulrich Mühe), dont il est d'ailleurs le héros. Alors que Donnersmarck aurait pu tomber dans un vilain cliché - le méchant qui est bon malgré lui et qui fait une bonne chose à la fin pour prouver qu'il est bon - le réalisateur agence les événements magistralement, de manière aussi agile que ce que Wiesler fait pour protéger le couple qu'il protège et qu'il comprend peu à peu. C'est par coup de pouces et coups de maître qu'il tentera de sauver l'écrivain et sa femme qu'il surveille 24 heures sur 24. Les événements s'emballent à la fin de telle sorte qu'une série d'imprévus renverse le sens logique des choses, me laissant joyeux et triste à la fois... Je n'ose pas tout raconter, mais j'aimerai bien ! Finalement seule une musique lourd-dingue (il est là le cliché : une musique triste et langoureuse trop longtemps pour faire dire ce que l'on voit déjà) m'aura déçu dans ce film.


Alors que Donnersmark symbolise l'homme bon au travers d'une sonate pour piano dans La Vie des Autres, Chris Kraus représente la "fille mauvaise" dans Quatre Minutes (Vier Minuten) dans un film très très bien dosé. Je commence à aimer le cinéma allemand. Une fois de plus, un film sur une pianiste virtuose... qui part de bas pour arriver au top... ça sent le cliché à plein nez. OK Jenny (Hannah Herzsprung) est une prisonnière d'une extrême violence et se fait repérer par Traude Krüger (Monica Bleibtreu), la prof de piano sévère dont on sait tous au fond qu'elle est gentille... Mais ça ne laissait pas prévaloir un film aussi bon. Certes les scènes soi-disant magiques ou Jenny joue du piano magistralement sont à la limite du cul-cul (jouer les menotes dans le dos, ou le morceau de la scène finale), elles ont le mérite d'être bien filmée. A part ce déjà-vu-un-peu-différemment (excellent mise en scène), on aura au moins évité les cours de piano dans leur détail, ou les interprétations des morceaux dans leur intégralité. La musique n'est pas faite pour être vue, mais pour être entendue, et Kraus respecte ce point de vue. Le reste est impressionant. On ne s'ennuie pas un instant (sauf au début où il faut 20 plans pour dire qu'on est dans une prison et que attention c'est violent même si c'est des filles) : les événements arrivent aux bons moments, on croit tout savoir sur les personnages, et plus on avance, plus on en apprend. Jenny ne dira à son père qu'une seule phrase - tonitruante - alors qu'on en parle souvent, et la prof ne devient pas soudainement gentille à croquer à la fin du film - et Jenny non plus. Un film comme je les aime.


Ahh mon préféré : Persepolis (Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud). Ce film d'animation a tout pour plaire. La petite Marjane (Marji) subit le changement de pouvoir à Téhéran, et se doit de vivre dans la crainte et sous un voile dans sa ville natale. Ses parents font tout pour qu'elle vive pour le mieux, ce qui se concluera par vivre ailleurs : en Autriche puis en France. Ce qui est extraordinaire dans ce film - outre qu'il est dessiné image par image ! - c'est que cette histoire est celle de la réalisatrice : Marjane Satrapi, qu'elle a raconté en BD puis en film d'animation. C'est tellement personnel que ça touche immédiatemment, et qu'on prend pour soi la douleur, la tristesse, la joie, l'incompréhension de notre héroïne tout au long de ce film. L'animation traditionnelle est extrêmement bien mise en valeur par des effets des plus précis, et paradoxalement on n'aurait pu imaginer ce film autrement. L'animation fait tout passer, et tout dire. Sans Persepolis j'aurai presque oublié pourquoi l'animation était née est aussi populaire, outre que par ses capacités visuelles. Persepolis c'est le film à voir et à revoir, et à avoir en DVD ! (quelques bonus - trop peu - intéressants).


Gus Van Sant réalise Paranoid Park. Le synopsis que j'ai lu c'est "Alex, jeune skateur, tue accidentellement un agent de sécurité tout près du skatepark le plus malfamé de Portland, le Paranoïd Park. Il décide de ne rien dire." (Allociné, et un peu partout ailleurs). C'est un très mauvais synopsis. Il laisse à penser que c'est le début du film, or le film c'est tout ça, et ce n'est que ça. Le film se termine peut-être une semaine après l'accident. Et l'histoire n'évolue pas. Je ne connaissais que de nom Gus Van Sant. C'est définitivement un génie. Son film est une oeuvre d'art (compréhensible je précise, pas comme David Lynch), où l'image et le son sont au service de la communication d'émotions. En somme il ne se passe rien, mais nous traversons les phases de doute, de peur, de secret, d'Alex (Gabriel Nevins) avec un réalisme poignant. A croire que Gus Van Sant a vécu la même histoire avant de réaliser le film (si seulement ça suffisait). Bref une démonstration époustouflante de ce que c'est réellement le cinéma (ou du Gus Van Sant au choix). Petite dédicace spéciale à Lauren McKinney (Macy) qui joue incroyablement bien - tout comme Alex d'ailleurs - alosr qu'ils n'ont tous que 14 ans. Epatant.


Alice, de Woody Allen (je continue la série du Figaro Magasine), et un autre film léger de notre bon prolofique new-yorkais. Alice c'est Mia Farrow, dans une vie de femme modèle, qui cherche inconsciemment à changer de vie pour un peu plus de piment. Bien sûr tout ne se passe pas comme prévue, même si la magie du Dr Yang l'aide à réaliser l'irréalisable pour découvrir ce que cachent vraiment les apparences. Peu de symbolisme par rapport à ses autres films. Beaucoup d'humour et de comique de situation, mais une Mia Farrow définitivement comme d'habitude. Une Woodie Allen en sorte, qui begaye, hésite tout comme lui... Les meilleurs films de Woody Allen sont ceux où il joue dedans, car il ne fait pas jouer quelqu'un qui tente de l'imiter...



jeudi, janvier 17, 2008, 11:56 AM ( 30 lectures ) - New technos - Posté par Mickaël
Le Consumer Electronic Show - Las Vegas : l'essentiel. 11h56, 17/01/2008 - Nouvelles technos

Comme tous les ans, Las Vegas reçoit le CES, où toutes les plus grandes innovations mondiales y sont présentées. Cette année n'a pas fait exception. Plus de 3000 entreprises étaient présentes dans l'hôtel Venetian, avec des grands noms des nouvelles technologies : Bill Gates, Toshihiro Sakamoto (Panasonic), Paul Otellini (Intel), Brian Roberts (Comcast) et Rick Wagoner (General Motors). Des stars ont également fait surface : le comique Jerry Seinfeld, le producteur Dr. Dre, les chanteurs Mary J. Blige et Will.I.Am, les acteurs Kevin Costner et Michael Douglas... Voici en bref.

Les news

Bill Gates quitte Microsoft

Bill Gates, le cofondateur de Microsoft, a tenu son 11e et dernier Consumer Electronics Show. Bill Gates quitte Microsoft et se félicite des 100 millions de licenses Vista vendues, bien que ce nouveau Windows ne fasse pas l'unanimité.
En bon blagueur (je rigole), Bille Gates nous fait une petite vidéo où il tente de se recycler. Barak Obama, Hillary Clinton, Steven Spielberg tentent de l'aider... ou pas. Bill Gates s'ennuie déjà ? Et s'il passait au support ?

Combat Blu-Ray versus HD-DVD

La guerre a nettement progressé. Pour la première fois, un grand nom change de camp : Warner Bros quitte le HD-DVD de Toshiba pour le Blu-Ray de Sony. « En réponse à la demande des consommateurs, Warner Bros. Entertainment sortira ses films DVD haute définition exclusivement au format Blu-ray Disc dès cette année.» Cette phrase assassine pour le format HD-DVD a été officiellement annoncée vendredi dernier, confirmant les rumeurs de mi-décembre, par Barry Meyer et Kevin Tsujihara, les patrons de Warner Bros. L'impact est tel que la conférence du HD-DVD au CES été annulée. New Line Cinema et HBO suivent le pas de leur maison mère, et passent au Blu-Ray également.
Scores actuels : Blu-Ray: Sony (MGM, Columbia Pictures), 20th Century Fox, Buena Vista, Lions Gate Entertainment, Miramax : Blu-Ray. Paramount (Dreamworks) et Universal continuent sur le HD-DVD.

Après Android, voici Yahoo! Go 3.0

Après Android, de Google, Yahoo se présente avec Yahoo! Go 3.0. L'objectif : concurrencer Google bien sûr, mais dans le fond proposer un système d'exploitation pour Mobile, ouvert à la communauté des développeurs. Plutôt orienté Widget, petites applications légères donnant des informations brèves et ciblées, la plateforme attire déjà eBay, MySpace et MTV, qui développeront des widgets. Mais avec ses 10 millions de dollars de récompense aux développeurs les plus inspirés, et un temps d'avance, Google reste en pôle position.

Technos

Cette année n'aura pas été le meilleur cru pour les innovations. Penaudes, aucune ne révolutionnera le monde des nouvelles technologies. Mais elles valent quand même le détour.
Ecrans OLED

D'après Sony, défenseur d'OLED (Organic Light Emitting Diode), l'OLED va succéder au LCD. Il est le premier à commercialiser cette techno, avec le XEL-1. Pour ceux qui n'auraient pas lu mon mémoire sur la HD, le LCD avait pris le pas sur le plasma, notamment par son prix plus bas. Mais le LCD fonctionne par une dalle rétro-éclairée, réduisant considérablement la profondeur du noir (par rapport au plasma, allumant les pixel un par un uniquement lorsque nécessaire). L'OLED n'étant pas rétro-éclairé il offre un contraste extraordinaire, pour un prix moindre (la LED est peu chère), et une basse consommation (conséquence du non rétro-éclairage). Et version confort, accrochez-vous car le XEL-1 fait 3 mm d'épaisseur ! Je suppose également que ces écrans sont plus robustes car la dalle LCD est fragile, par rapport à une collection de diodes. Cet OLED est vendu 2500$ aux US, et a malheureusement une faible résolution (pas Full HD), mais bon on va attendre que ça se répande un peu.

Les mini-projecteurs

Vous n'avez jamais pensé à projeter des images, diaporamas ou vidéo sur un écran depuis votre mobile ? Moi non plus. On est has-been parcequ'apparemment après l'appareil-photo et le lecteur mp3 c'est le dispositif qui arrive sur la téléphonie mobile. A mon avis elle fera tout de même moins de bruit (que le mp3 déjà haha) puisqu'à l'usage plus professionnel. En plus il faut un mur, non fourni.
Ils s'appellent les picoprojecteurs, et utilisent le DLP ou LED. Les marques en course : 3M, Microvision et Light Blue Optics. Affaire à suivre.

La table intéractive et Tactile de Microsoft

Bill Gates s'en va, mais présente sa table intéractive et tactile, nommée Surface. Le principe : regarder des vidéos, trier des photos, surfer sur le web... bref comme toujours mais sous un format unique facilitant certaines opérations, telles que l'agrandissement et le rétrécissement des objets à deux doigts par exemple. On se rapproche peu à peu de Minority Report. Possibilité amusante, la table pourra détecter des objets posés dessus et proposer des options en correspondances. Par exemple en posant une bouteille de vin, accéder à un site pour trouver son cépage et un tas d'information liés à cette bouteille.

Insolite

Le CES c'est aussi le moment pour les marques de se... démarquer. Au CES il s'est passé ça aussi. Le plus grand écran du monde 150 pouces (3,8 mètres) à 100 000 euros par Panasonic, l'inventeur du balladeur le fait danser, l'iPod mange des disques Philips, devenir un (faux) héros de guitarre avec une vraie guitarre sur Guitar Hero, un vidéoprojecteur gros moche et cher pour les fans de Star Wars, le plus petit écran au monde, une carte mémoire de 832 Go, une version de Skype pour PSP, ... et enfin un geek qui éteind toutes les télévisions du show avec une télécommande universelle. Il a été viré à vie du CES.

sources : ZDnet, Atelier.fr, CES Las Vegas, PC Impact.



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