Mickaël Arcos

lundi, mars 30, 2009, 01:11 PM ( 30 lectures ) - Week-Ends - Posté par Mickaël
Quoi de plus naturel pour un (faux) parisien qu'un week-end à la campagne ? Un week-end chez les étrangers comme dirait le Delanoë des guignols, ou chez les bouseux pour le Sarko du même berceau. Plus poliment, chez des jeunes campagnards (qui n'en sont pas), ou des gens-qui-savent-vivre et qui vivront plus longtemps à respirer le bon air naturel plutôt que la pollution parigo (tête de vaux).

Le décor : une ferme à 30 kilomètres de Lille. Une colocation par deux couples fous d'une ferme en ruine à retaper, de la douche aux toilettes, des portes aux fenêtres, de la tuyauterie à l'électricité, de la cuisine à la chambre. Une très vieille ferme.

Les activités : le bal folklorique, la balle au prisonnier. Pour le premier, profitons d'une impulsion humanitaire par la FCPE locale pour s'initier à la joie et la convivialité des danses folkloriques irlandaises et bretonnes, sans détourner l'utilisation de cette salle juxtaposant la capitale du nord, manifestement souvent à la disposition de cette chaleureuse mise en contact. Pour le second, transformons l'herbe des vaches absentes pour lancer la balle sur les futurs prisonniers entre les pneus qui forment les coins et les ficelles les lignes de la démarcation des équipes... et des captifs.

La nourriture : bière. Accompagnée de raclette, de salades osées et de desserts gourmands.

Merci sincèrement pour cette invitation à pic et cette orchestration digne d'un chef cuisinier.

jeudi, mars 26, 2009, 05:17 PM ( 27 lectures ) - Cinéma - Posté par Mickaël
Un film bien français d'André Téchiné. Avec Emilie Dequenne, Catherine Deneuve et Michel Blanc, il réunit ici un casting très intéressant, mais hélas qui ne fonctionne pas si bien.

Bizarrement l'alchimie a du mal à se créer autour de ces acteurs, qui ont l'air de mal jouer. Je ne connais pas la filmographie de Téchiné, et peut-être qu'il développe un style bien à la française (que ça ne m'étonnerais pas).

Fort déçu donc du casting. Il se créé un lien beaucoup plus intéressant, et mis en valeur, entre Jeanne et Alex (Emilie Dequenne et Mathieu Demy). C'est d'ailleurs là-dessus que se déroule la première partie du film, hélas trop longue.

Peut-être que la bande-annonce trahit ce choix, en ne traitant que de la seconde partie du film. C'est ce que j'aurais cru si la première partie n'était pas ponctuée par d'étranges plan où un RER traverse le cadre, et d'autres où elle y voyage... qui n'ont aucun sens pour l'histoire. Il s'agit bien, pour sûr, d'une fille et d'un RER.

Un film mal équilibré à mon goût. Un de ces films où ils ne se passe rien mais où on fait croire qu'il va se passer quelque chose, qui n'arrive pas, et quand parfois ça arrive en fait ce n'était pas important. Ces films que j'ai tendance à classer dans la catégorie, plus courte mais pléonasmique, de "film français".

mardi, mars 24, 2009, 09:16 AM ( 23 lectures ) - Week-Ends - Posté par Mickaël
Petite virée à Orléans en ce mini WE, de samedi soir à dimanche soir. Et oui quoi de plus reposant que de quitter un bref moment la capitale pour découvrir Orléans dans le Loiret.

L'accès à Orléans est très pratique depuis Paris, car un train le relie de la gare d'Austerlitz au centre d'Orléans. Comme souvent la gare est bien placée dans la ville, et il suffit du moyen de transport le plus élémentaire pour rejoindre le centre ville : ses pieds.


Jardin de la Charpenterie, dans le centre d'Orléans, à proximité de la Loire

Orléans est riche en histoire et un parcours culturel fléché traverses une grande partie de l'agglomération. L'occasion en plus de découvrir l'histoire de la ville, de simplement prendre ses marques et faire des courses aux halles pour pique-niquer le long de la Loire par exemple.

Reposant en effet par rapport à l'incessant flux de transports parisiens (bus, voitures, métro) ainsi que ses travaux et sa suractivité démographique. Orléans c'est calme, il y a peu de voitures, un grand centre-ville piéton et la Loire, large de 350 mètres.

Pour les chiffres, la population d'Orléans compte 113 237 habitants (274 000 agglomération). Le Loiret, son département, est le plus peuplé de la région centre.

lundi, mars 16, 2009, 01:29 PM ( 22 lectures ) - Cinéma - Posté par Mickaël
Dans l'Allemagne d'aujourd'hui, un groupe d'étudiant ne pense pas qu'un régime totalitaire soit à nouveau possible dans le pays, tant ils y ont été sensibilisé.

Leur professeur, Rainer Wenger, qui se coltine conre son gré le sujet de l'autocratie pour la semaine thématique du lycée, décide de tranformer le cours théorique en cours vivant. Il décide alors de transformer le groupe d'étudiant en un groupe plus solidaire, régi sous les lois, rappelées par les élèves eux-mêmes, de l'autocratie.

Personne n'est dupe, et tout le monde sait où veut en venir Rainer. Mais il est très intéressant de voir, et peut-être de comprendre la dictature Hitler, ce qui malgré tout encourage les étudiants à promouvoir leur groupe, nommé La Vague, et le faire prospérer. Il naît dans le groupe une véritable cohésion (entraide entre les membres), un applatissement positif du niveau social de chacun (tenue vestimentaire identique), une motivation canalisée efficace de l'ensemble (discipline menée à la baguette par le leader, élu par les étudiants, Rainer Wenger que tout le monde doit appeler, en se levant, Monsieur Wenger).

L'histoire est subtilement menée, et naissent alors les dérives, malgré l'avertissement de nombreuses personnes, qui deviennent à la fois incontrôlable et irréversibles.

Bien sûr le parallèle avec la dictature d'Hitler est criante. Mais il n'est qu'implicite. Nous suivons avec inquiétude ces jeunes se regrouper, sous les mêmes règles de l'autocratie, grandir l'espace d'une semaine, découvrir les avantages d'une solidarité, aux détriments d'incidents et d'accidents tragiques.

Un très bon film, moralisateur mais pas trop.

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