Mickaël Arcos

jeudi, février 19, 2009, 01:51 PM ( 29 lectures )  - Posté par Mickaël
Si vous n'avez pas compris le titre de ce billet c'est que vous ne connaissez pas la célèbre émission américaine : "Extreme Makeover: Home Edition". Vous devez être malheureux... dans le cas où vous seriez fan des show-reality à l'américaine bien sûr !

Dans cette édifiante émission intellectuelle, Ty Pennington dirige une équipe pour reconstruire complètement la maison d'une famille tirée au sort parmis les prétendantes. Reconstruire la maison... et par fois toute une vie de famille.

Car en effet ce serait trop naze si l'émission était scientifique basée uniquement sur un savoir faire technique : architecture, conception... La famille choisie est en extrème difficultés. Une maladie grave, un handicap important, le tout avec plein d'enfants, une maison trop petite et délabrée, avec une situation financière critique. Bref, sans Extreme Makeover: Home Edition, ils seraient encore en train de laver leur linge à l'eau sale ou essayer de payer leurs dettes tout en faisant un autre crédit, le tout avec six banbins qui courrent dans les pattes.

Impossible. Impossible ?

C'est là que le bus intervient. Dans le bus : l'équipe de conception de la nouvelle maison. L'émission se déroule en trois phases:
1. Observation: de quoi la famille a-t-elle le plus besoin
2. Action: la famille se voit offerte une semaine de vacances, on casse tout et on refait tout.
3. Réaction: La famille revient (cf photo). Oh surprise la maison est magnifique et tellement plus fonctionnelle.

L'émission est bien fichue. La famille est ébahie (le passage le plus marrant), c'est entre la pleurniche et l'excitation. Les enfants sont heureux, leur vie prend un tout nouveau départ. Et bien sûr la maison est une maison rêvée,
construite à peine en une semaine.

Avant de découvrir la maison, le bus de l'émission cache la vue... Et alors tous les voisins (et les télespectateurs) se mettent à crier "MOVE THAT BUS". On peut aussi l'écrire sur un panneau... Mais ça n'a d'intérêt que si on est sur place.

Bref, si vous zappez par hasard sur TMC, vous pouvez découvrir cette super émission. Et n'oubliez pas de crier sur le canapé :

MOVE THAT BUS!

dimanche, février 8, 2009, 12:51 AM ( 24 lectures ) - Presse - Posté par Mickaël
Ne passons pas à côté de cette nouvelle, daté déjà de vendredi dernier (30 janvier). Hans Beck est décédé à 79 ans. C'était le créateur des bonshommes Playmobil qui traînent dans des cartons poussiereux des plus vieux jeunes d'entre nous et dans les mains moites et baveuses des plus petits.

Et oui, hélas, Monsieur Playmobil n'est plus des nôtres. L'ancien ébéniste créateur de jouets au sein d'une grande firme Allemande peut dormir en paix, grâce à lui 2,2 milliards de figurines sont venues égayer le coeur de millions d'enfants. Sa recette ? Une figurine peu couteuse, de 7,5 centimètres qui tient dans la main des plus petits, robuste et qui peut grâce à ses mains en forme de pinces et sa tête en oréole se vêtir et se munir de milliers d'ustensils et couvre-chefs en tout genre. Trapèze, rateau, balai, pistolet ou fusil, tondeuse à gazon...

Si, si, il est possible de faire faire à son Playmobil du repassage dans un bateau pirate muni d'un chapeau de paille ! Et c'est sans doute la dernière clé du succès : laisser court à l'imagination. Des cotations au millimètre pour que tout s'emboîte, dure et amuse les enfants dans un univers parfois cadré mais toujours sans limites.

Mais le doute me hante... pourquoi si le playmobil peut jardiner, cuisiner, voyager, faire du sport, du cirque, se reposer sur une île déserte et se faire attaquer par des pirates, il n'a cette faculté, pourtant si élémentaire...

La marche.

Et oui, le Playmobil a les deux jambes collées. Il ne peut marcher. Il peut rester debout ou bien s'asseoir (jambes tendues). Mais il ne peut marcher. Est-ce là la conséquence d'un commerce à bas prix, limitant le nombre de pièces de ces soldats de plastique ? Ou bien une empathie face à des enfants qui ne savent pas encore marcher ? Ou bien un handicap qu'aurait eu Monsieur Playmobil qui aurait influencé cette décision ? A ce titre on sait que le Playmobil a pu servir d'insulte aux plus droits et maladroits de notre entourage... quel dommage.

Le présentateur est sur la scène, tout droit sorti du "cirque Playmobil". Il anonce l'équilibriste à venir, qui devant les tribunes pleines de tous les Playmobil du carton poussiéreux s'exécutera, barre horizontale dans les main, tenant sur un fil comme à la télé.

Que nenni, trop facile !

L'équilibriste partira du fauteuil par un saut-voltige de 19 fois sa taille (inexpliqué mais qui fonctionne !) en s'écrasant sans dégât sur le présentateur. Une trompette à la main droite et un fouet à la main gauche, il dompte les lions et dresse les cheveaux, en musique et en roulant à toute berzingue sur son monocycle le long du premier rang. Le présentateur, pour fuir et voir le pestacle va vite rejoindre le public sur la tribune nord qui se fera assiéger par une escapade d'un lion en furie. Le lion se met alors à tout saccager. Il détruit les autre tribunes, mange le chef d'orchestre, écrase les petits enfants et renverse l'anneau de feu qui embrase le chapiteau. Le Playmobil secouriste, censé abattre la bête (sans arme à feu) ne peut intervenir ! Il a glissé sous le canapé...

Monsieur Playmobil, tu as révolutionné le monde du jouet !

jeudi, janvier 22, 2009, 03:27 PM ( 26 lectures ) - Cinéma - Posté par Mickaël
Largo Winch est le premier volet d'une saga qui commence, un peu sur le mode James Bond. Il est tiré de la célèbre bande dessinée (que je ne connais pas) du même nom.

Le casting est osé. Tomer Sisley est ici dans son premier grand rôle. On le connaissait surtout en tant que comique de stand-up (http://fr.youtube.com/watch?v=xj8SP_kRrds). Il apparaît aussi dans quelques films, pas très connus, ou série TV. Pourtant Jérôme Salle, le jeune réalisateur, sait bien s'entourer. Mais il laisse cependant les grandes pointures aux seconds rôles. C'est le cas de Kristin Scott Thomas dans le rôle de la vice-présidence de W, et Miki Manojlovic dans le rôle de son père adoptif.

La critique a mal apprécié le film. Dans le registre action / aventure il m'a l'air pourtant clé. Le personnage de Largo est assez complexe. Il tire son caractère d'une jeunesse difficile. Il agit avec pragmatisme ("c'est ma méthode"). Il évolue dans nombreux pays et face à de nombreux dilemmes de tout ordre : famille, entreprise, identité, géopolitique... Cette rare complexité lui confère un état d'esprit à toute épreuve... ou presque.

L'action est rondement menée, beaucoup mieux que dans un James Bond ou pourtant l'intrigue est beaucoup moins alambiquée et les personnages plus caricaturaux. Ici le genre est connu mais parfaitement réexploité. Rares sont les déjà-vu. Hélas quelques clichés rodent, comme sauter d'un pont sur un bus, se battre en haute voltige (une scène finale saura nous rappeler un certain Hitchcock, où la chemise lâchaient les coutures), des courses poursuites en voiture ou à moto nous laisseraient presque croire qu'elles sont incontournables (vraiment ?).

Cependant la manière de la filmer est quelque peu novatrice. A part quelques plans pompeux (hélico-giratoires) les plans rapprochés, les vues d'ensemble et les vues subjectives sont particulièrement appropriés. Les scènes d'action pure mériteraient d'être décortiquées. En tout cas nous sommes loin de la tendance "Gladiator", reprise dernièrement en date dans le dernier James Bond, de plans rapprochés incompréhensibles démontrant soi-disant une action effrénée (c'est surtout très bruyant).

Largo Winch est un film d'action comme il faudrait en faire plus souvent, d'ailleurs le deuxième opus est en route. En espérant qu'il soit à la même hauteur.

lundi, décembre 29, 2008, 01:52 PM ( 30 lectures ) - Cinéma - Posté par Mickaël
Quoi de plus rafraîchissant qu'une comédie pendant les périodes de Noël. Les frères Coen, dont j'ignore à peu près tout de la filmographie (pour le moment) sont à l'affiche avec Burn After Reading. Et pas avec n'importe quel casting : John Malkovich, George Clooney et Brad Pitt... pour ne citer que les plus grands.

C'est d'ailleurs un peu à contre-emploi qu'on les retrouve ici... enfin surtout pour Clooney et Pitt puisque Malkovich joue un grincheux alcoolique, et qu'on y devinera à la fin un clin d'oeuil à Shining puisqu'il s'arme d'une... hache pour forcer une porte (entre autre). Quant aux deux autres, l'un est un flic beauf, maquereau de surcroît, et l'autre employé d'une salle de sport, également beauf à souhait. Et ils le jouent bien.

Le tout pour servir une comédie à la mode Film d'Espionnage. Musique pseudo-angoissante, violences comiques et scènes de presque-suspense fort réussies teintent le fond d'une histoire saugrenue et poilante d'un CD aux informations sensibles (ou pas) qui se perd aux mains de deux nigauds. Le décalage est dans le fond savant, mais dans la forme désopilant. Le film est très réussi.

Sans vous dévoiler l'intrigue, sachez quand même, au risque de vous décevoir, qu'il ne s'agit pas d'un duo Clooney-Pitt (comme je le croyais) mais que même s'ils sont liés à la même affaire, ils ne se rencontreront jamais.

Quoique...

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