Mickaël Arcos

lundi, janvier 28, 2008, 05:37 PM ( 30 lectures ) - Cinéma - Posté par Mickaël

La vie des Autres (Das Leben der Anderen), réalisé par Florian Henckel von Donnersmarck, est un excellent film en son genre. Un film de plus sur la rivalité RDA/RFA à première vue, mais cette fois racontée sous l'angle de vue d'un agent secret de la Stasi, Wiesler (Ulrich Mühe), dont il est d'ailleurs le héros. Alors que Donnersmarck aurait pu tomber dans un vilain cliché - le méchant qui est bon malgré lui et qui fait une bonne chose à la fin pour prouver qu'il est bon - le réalisateur agence les événements magistralement, de manière aussi agile que ce que Wiesler fait pour protéger le couple qu'il protège et qu'il comprend peu à peu. C'est par coup de pouces et coups de maître qu'il tentera de sauver l'écrivain et sa femme qu'il surveille 24 heures sur 24. Les événements s'emballent à la fin de telle sorte qu'une série d'imprévus renverse le sens logique des choses, me laissant joyeux et triste à la fois... Je n'ose pas tout raconter, mais j'aimerai bien ! Finalement seule une musique lourd-dingue (il est là le cliché : une musique triste et langoureuse trop longtemps pour faire dire ce que l'on voit déjà) m'aura déçu dans ce film.


Alors que Donnersmark symbolise l'homme bon au travers d'une sonate pour piano dans La Vie des Autres, Chris Kraus représente la "fille mauvaise" dans Quatre Minutes (Vier Minuten) dans un film très très bien dosé. Je commence à aimer le cinéma allemand. Une fois de plus, un film sur une pianiste virtuose... qui part de bas pour arriver au top... ça sent le cliché à plein nez. OK Jenny (Hannah Herzsprung) est une prisonnière d'une extrême violence et se fait repérer par Traude Krüger (Monica Bleibtreu), la prof de piano sévère dont on sait tous au fond qu'elle est gentille... Mais ça ne laissait pas prévaloir un film aussi bon. Certes les scènes soi-disant magiques ou Jenny joue du piano magistralement sont à la limite du cul-cul (jouer les menotes dans le dos, ou le morceau de la scène finale), elles ont le mérite d'être bien filmée. A part ce déjà-vu-un-peu-différemment (excellent mise en scène), on aura au moins évité les cours de piano dans leur détail, ou les interprétations des morceaux dans leur intégralité. La musique n'est pas faite pour être vue, mais pour être entendue, et Kraus respecte ce point de vue. Le reste est impressionant. On ne s'ennuie pas un instant (sauf au début où il faut 20 plans pour dire qu'on est dans une prison et que attention c'est violent même si c'est des filles) : les événements arrivent aux bons moments, on croit tout savoir sur les personnages, et plus on avance, plus on en apprend. Jenny ne dira à son père qu'une seule phrase - tonitruante - alors qu'on en parle souvent, et la prof ne devient pas soudainement gentille à croquer à la fin du film - et Jenny non plus. Un film comme je les aime.


Ahh mon préféré : Persepolis (Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud). Ce film d'animation a tout pour plaire. La petite Marjane (Marji) subit le changement de pouvoir à Téhéran, et se doit de vivre dans la crainte et sous un voile dans sa ville natale. Ses parents font tout pour qu'elle vive pour le mieux, ce qui se concluera par vivre ailleurs : en Autriche puis en France. Ce qui est extraordinaire dans ce film - outre qu'il est dessiné image par image ! - c'est que cette histoire est celle de la réalisatrice : Marjane Satrapi, qu'elle a raconté en BD puis en film d'animation. C'est tellement personnel que ça touche immédiatemment, et qu'on prend pour soi la douleur, la tristesse, la joie, l'incompréhension de notre héroïne tout au long de ce film. L'animation traditionnelle est extrêmement bien mise en valeur par des effets des plus précis, et paradoxalement on n'aurait pu imaginer ce film autrement. L'animation fait tout passer, et tout dire. Sans Persepolis j'aurai presque oublié pourquoi l'animation était née est aussi populaire, outre que par ses capacités visuelles. Persepolis c'est le film à voir et à revoir, et à avoir en DVD ! (quelques bonus - trop peu - intéressants).


Gus Van Sant réalise Paranoid Park. Le synopsis que j'ai lu c'est "Alex, jeune skateur, tue accidentellement un agent de sécurité tout près du skatepark le plus malfamé de Portland, le Paranoïd Park. Il décide de ne rien dire." (Allociné, et un peu partout ailleurs). C'est un très mauvais synopsis. Il laisse à penser que c'est le début du film, or le film c'est tout ça, et ce n'est que ça. Le film se termine peut-être une semaine après l'accident. Et l'histoire n'évolue pas. Je ne connaissais que de nom Gus Van Sant. C'est définitivement un génie. Son film est une oeuvre d'art (compréhensible je précise, pas comme David Lynch), où l'image et le son sont au service de la communication d'émotions. En somme il ne se passe rien, mais nous traversons les phases de doute, de peur, de secret, d'Alex (Gabriel Nevins) avec un réalisme poignant. A croire que Gus Van Sant a vécu la même histoire avant de réaliser le film (si seulement ça suffisait). Bref une démonstration époustouflante de ce que c'est réellement le cinéma (ou du Gus Van Sant au choix). Petite dédicace spéciale à Lauren McKinney (Macy) qui joue incroyablement bien - tout comme Alex d'ailleurs - alosr qu'ils n'ont tous que 14 ans. Epatant.


Alice, de Woody Allen (je continue la série du Figaro Magasine), et un autre film léger de notre bon prolofique new-yorkais. Alice c'est Mia Farrow, dans une vie de femme modèle, qui cherche inconsciemment à changer de vie pour un peu plus de piment. Bien sûr tout ne se passe pas comme prévue, même si la magie du Dr Yang l'aide à réaliser l'irréalisable pour découvrir ce que cachent vraiment les apparences. Peu de symbolisme par rapport à ses autres films. Beaucoup d'humour et de comique de situation, mais une Mia Farrow définitivement comme d'habitude. Une Woodie Allen en sorte, qui begaye, hésite tout comme lui... Les meilleurs films de Woody Allen sont ceux où il joue dedans, car il ne fait pas jouer quelqu'un qui tente de l'imiter...



jeudi, janvier 17, 2008, 11:56 AM ( 30 lectures ) - New technos - Posté par Mickaël
Le Consumer Electronic Show - Las Vegas : l'essentiel. 11h56, 17/01/2008 - Nouvelles technos

Comme tous les ans, Las Vegas reçoit le CES, où toutes les plus grandes innovations mondiales y sont présentées. Cette année n'a pas fait exception. Plus de 3000 entreprises étaient présentes dans l'hôtel Venetian, avec des grands noms des nouvelles technologies : Bill Gates, Toshihiro Sakamoto (Panasonic), Paul Otellini (Intel), Brian Roberts (Comcast) et Rick Wagoner (General Motors). Des stars ont également fait surface : le comique Jerry Seinfeld, le producteur Dr. Dre, les chanteurs Mary J. Blige et Will.I.Am, les acteurs Kevin Costner et Michael Douglas... Voici en bref.

Les news

Bill Gates quitte Microsoft

Bill Gates, le cofondateur de Microsoft, a tenu son 11e et dernier Consumer Electronics Show. Bill Gates quitte Microsoft et se félicite des 100 millions de licenses Vista vendues, bien que ce nouveau Windows ne fasse pas l'unanimité.
En bon blagueur (je rigole), Bille Gates nous fait une petite vidéo où il tente de se recycler. Barak Obama, Hillary Clinton, Steven Spielberg tentent de l'aider... ou pas. Bill Gates s'ennuie déjà ? Et s'il passait au support ?

Combat Blu-Ray versus HD-DVD

La guerre a nettement progressé. Pour la première fois, un grand nom change de camp : Warner Bros quitte le HD-DVD de Toshiba pour le Blu-Ray de Sony. « En réponse à la demande des consommateurs, Warner Bros. Entertainment sortira ses films DVD haute définition exclusivement au format Blu-ray Disc dès cette année.» Cette phrase assassine pour le format HD-DVD a été officiellement annoncée vendredi dernier, confirmant les rumeurs de mi-décembre, par Barry Meyer et Kevin Tsujihara, les patrons de Warner Bros. L'impact est tel que la conférence du HD-DVD au CES été annulée. New Line Cinema et HBO suivent le pas de leur maison mère, et passent au Blu-Ray également.
Scores actuels : Blu-Ray: Sony (MGM, Columbia Pictures), 20th Century Fox, Buena Vista, Lions Gate Entertainment, Miramax : Blu-Ray. Paramount (Dreamworks) et Universal continuent sur le HD-DVD.

Après Android, voici Yahoo! Go 3.0

Après Android, de Google, Yahoo se présente avec Yahoo! Go 3.0. L'objectif : concurrencer Google bien sûr, mais dans le fond proposer un système d'exploitation pour Mobile, ouvert à la communauté des développeurs. Plutôt orienté Widget, petites applications légères donnant des informations brèves et ciblées, la plateforme attire déjà eBay, MySpace et MTV, qui développeront des widgets. Mais avec ses 10 millions de dollars de récompense aux développeurs les plus inspirés, et un temps d'avance, Google reste en pôle position.

Technos

Cette année n'aura pas été le meilleur cru pour les innovations. Penaudes, aucune ne révolutionnera le monde des nouvelles technologies. Mais elles valent quand même le détour.
Ecrans OLED

D'après Sony, défenseur d'OLED (Organic Light Emitting Diode), l'OLED va succéder au LCD. Il est le premier à commercialiser cette techno, avec le XEL-1. Pour ceux qui n'auraient pas lu mon mémoire sur la HD, le LCD avait pris le pas sur le plasma, notamment par son prix plus bas. Mais le LCD fonctionne par une dalle rétro-éclairée, réduisant considérablement la profondeur du noir (par rapport au plasma, allumant les pixel un par un uniquement lorsque nécessaire). L'OLED n'étant pas rétro-éclairé il offre un contraste extraordinaire, pour un prix moindre (la LED est peu chère), et une basse consommation (conséquence du non rétro-éclairage). Et version confort, accrochez-vous car le XEL-1 fait 3 mm d'épaisseur ! Je suppose également que ces écrans sont plus robustes car la dalle LCD est fragile, par rapport à une collection de diodes. Cet OLED est vendu 2500$ aux US, et a malheureusement une faible résolution (pas Full HD), mais bon on va attendre que ça se répande un peu.

Les mini-projecteurs

Vous n'avez jamais pensé à projeter des images, diaporamas ou vidéo sur un écran depuis votre mobile ? Moi non plus. On est has-been parcequ'apparemment après l'appareil-photo et le lecteur mp3 c'est le dispositif qui arrive sur la téléphonie mobile. A mon avis elle fera tout de même moins de bruit (que le mp3 déjà haha) puisqu'à l'usage plus professionnel. En plus il faut un mur, non fourni.
Ils s'appellent les picoprojecteurs, et utilisent le DLP ou LED. Les marques en course : 3M, Microvision et Light Blue Optics. Affaire à suivre.

La table intéractive et Tactile de Microsoft

Bill Gates s'en va, mais présente sa table intéractive et tactile, nommée Surface. Le principe : regarder des vidéos, trier des photos, surfer sur le web... bref comme toujours mais sous un format unique facilitant certaines opérations, telles que l'agrandissement et le rétrécissement des objets à deux doigts par exemple. On se rapproche peu à peu de Minority Report. Possibilité amusante, la table pourra détecter des objets posés dessus et proposer des options en correspondances. Par exemple en posant une bouteille de vin, accéder à un site pour trouver son cépage et un tas d'information liés à cette bouteille.

Insolite

Le CES c'est aussi le moment pour les marques de se... démarquer. Au CES il s'est passé ça aussi. Le plus grand écran du monde 150 pouces (3,8 mètres) à 100 000 euros par Panasonic, l'inventeur du balladeur le fait danser, l'iPod mange des disques Philips, devenir un (faux) héros de guitarre avec une vraie guitarre sur Guitar Hero, un vidéoprojecteur gros moche et cher pour les fans de Star Wars, le plus petit écran au monde, une carte mémoire de 832 Go, une version de Skype pour PSP, ... et enfin un geek qui éteind toutes les télévisions du show avec une télécommande universelle. Il a été viré à vie du CES.

sources : ZDnet, Atelier.fr, CES Las Vegas, PC Impact.



samedi, décembre 22, 2007, 06:36 PM ( 35 lectures ) - Musique - Posté par Mickaël
Hélas, ce fut sans Kissin que le concert d'hier soir (vendredi 21 décembre 2007) eut lieu à la salle Pleyel. Evgueni Kissin, le plus célèbre des pianistes contemporains, était souffrant, et la Salle Pleyel s'est bien gardée de le signaler aux nombreux fans venus écouter la star incontestée. Pourquoi ? De nombreuses pistes subsistent, et j'ai tenté d'en découvrir quelques unes avec Sébastien pour élucider le mystère et apaisé notre ultime déception de l'année (espérons-le du moins).

Rapelons le contexte. C'est le 21 décembre 2007, le dernier week-end avant noël, et un concert Orchestre de Radio France (Vladimir Ashkenazy) - Prokofiev. Au programme : Automne (opème symphonique), Concerto pour piano n°3 pour piano et orchestre, et Extraits de la suite Roméo et Juliette. Dans ce programme très intéressant, le concerto pour piano aurait pu passer inaperçu, si le pianiste n'était pas le célébrissime Evgueni Kissin. Pour la salle Pleyel, c'est évidemment le pianiste qui attirera les spectateurs, pour un concert proche de Noël, mais pas si Noël finalement. Le Roméo et Juliette de Prokofiev fait lui aussi mourir les deux amants à la fin... Pas de sapin et pas de boules de Noël pour autant donc.

Mais voilà le pianiste souffrant. Les places qui sont parties comme des petits pains (j'ai eu les deux dernières catégories 4, presque le dernier rang, deux mois avant la soirée), et Evgueni fait faut bond. Il est malade et était la nuit dernière à l'hôpital. La plupart des spectateurs auront lu l'erratum dans le programme, mais Seb et moi on se garde bien de le faire, car on est en retard et il faut monter quatre étages. C'est au moment de voir la touffe entrer sur scène, que la déception nous gagne.

Nous descendons à l'entracte nous plaindre. Nous ne sommes pas les seuls. Un fan de Kissin gueule fort, et veut se faire rembourser les 4 places à 85 euros qu'il a acheté. Il dépense (je le cite) plus de 1000 euros par ans dans des concerts Pleyel, mais il n'aura pas gain de cause. Les responsables sont absents, une représentante de Radio France tente d'apaiser la situation, mais aucun décideurs en face de nous. Nous joignant au chaos nous demandons réparation. Kissin n'y est pour rien, mais plus des trois quart de la salle sont venus pour lui. La salle Pleyel ne veut faire aucun geste ? Grotesque, scandaleux, inadmissible.

Le costume de l'"Accueil invités" nous indique qu'il est au courant seulement depuis aujourd'hui. Je lui demande l'heure, il ne me répondra jamais. Une collègue entre en scène plus tard et nous indique que Pleyel a l'information depuis hier soir. Sur le site, Sébastien et moi-même n'avons constaté aucun erratum. Rappelons que Pleyel a mon nom et mon e-mail, et aurait pu me prévenir de la sorte. Vous avez peut-être suivi le lien plus haut, le pianiste sur le site a bel et bien été changé, mais certainement pas à temps. Jean-Efflam Bavouzet l'a remplacé au pied levé. Interprétation respectable (finale réussi), mais loin, loin de ce que nous étions venus écouter. Autre fait interressant, abeilleinfo difuse la veille à 16h14, soit avant que Pleyel ne soit soi-disant au courant que Kissin sera remplacé par Bavouzet !

Impossible de comparer la réaction de Pleyel par rapport au Théâtre des Champs Elysées. J'avais offert à Seb une place pour Nicolaï Lugansky. Il s'était également porté souffrant. Certes le Théâtre à eu l'information plus tôt que la veille, mais nullement notre investissement avait été humilié. Le même concert avait été reporté plus tard dans l'année, et j'ai bien été prévenu... par e-mail. Ainsi même si la salle Pleyel ne peut prévoir un tel événement, il faut dédommager les visiteurs à la hauteur. C'était ma première expérience à Pleyel, et j'ai payé une place pour un concert qui a changé au dernier moment, avec un artiste que je n'aurai pas été écouter. Légalement ils peuvent nous laisser ainsi, mais est-il vraiment dans leur intérêt de nous abandonner ainsi ?

Je surveille mon courrier électronique, et m'apprête à user du seul recours en mon pouvoir, le courrier. Un courrier partira pour Pleyel, et un autre pour Radio France. Le cadeau que j'ai offert à mon frère n'était pas le bon, et je veux qu'ils me remboursent ou proposent un équivalent.

Finalement, la salle Pleyel est belle, Ashkenazy est en pleine forme, le Roméo et Juliette sensationnel (Automne anecdotique), et les spectateurs ressassent leur déception sur la toile.

samedi, décembre 15, 2007, 11:01 PM ( 32 lectures ) - Photo - Posté par Mickaël
Voici quelques photos du parc des Buttes Chaumont, prises le week-end dernier pour une promenade d'hiver. Il faisait plus froid qu'une FNAC Forum ou qu'un Virgin Champs-Elysées bondés par des généreux en retard, profitant pour les moins pollueurs (et les plus pragmatiques) du transport RATP gratos pour les deux jours du week-end. Avec des grèves en prime.

On a fait cette balade sous le guide éclairé Parcs et Jardins de Paris à pied. Touritos-bobo de première que nous étions, mais je partage avec vous l'histoire et l'intérêt du site. Pour les flemmards et les pressés (qui font semblant de n'être que pressés), vous avez toujours les photos.


A l'entrée du parc, métro Buttes Chaumont


"Sympa, la lumière", qu'il a dit Nicolas


Point culture : Avec ses 24,7 hectares et ses 5 km d'allées, le parc des Buttes-Chaumont est le 3ème espace vert de Paris après le cimeti-re du Père-Lachaise et le parc de La Villette. C'est le plus grand des trois jardins légués par Napoléon III à la capitale : il est l'oeuvre de l'architecte Davioud et de l'ingénieur Alphand, qui conçut aussi les parcs Monceau et Montsouris. Une multitude d'oiseaux y vit.

Le nom des Buttes-Chaumont viendrait du mont Chauve car la colline était réputée pour être aride... (moi je ne vois pas le rapport). Plusieurs rudes batailles s'y déroulèrent : la victoire de Montfaucon en 885 où les Normands furent repoussés par le comte Eudes de Paris et la défaite contre les Prussiens en 1814.



Un arbre stupide. C'est quoi en fait ?

Ma préférée. Je l'intitule Maîtres à bord


Cette dernière photo était prise du Belvédère orné du temple de la Sibylle :


Le temple de la Sibylle.


Point culture : ce temple est une copie du temple de Tivoli, et est édifié par Davioud (architecte à l'origine du parc)



Vue depuis ce même belvédère. Montmartre dans la brume-pollution

Vue du parc et du lac

Le lac (gelé). Trop marrant de marcher dessus.

Autre vue, avec le temple et le bateau échoué

Couché de soleil sur le temple


Point culture : Le quartier des Buttes-Chaumont est célèbre depuis l'antiquité romaine pour avoir abrité des carrières de gypse. Les Romains utilisaient déjà le gypse, car porté à une température de 12¨°C, il se transforme en plâtre. C'est cet usage qui aurait valu à Paris le surnom de "Lutèce la Blanche". Mais c'est au 19ème siècle que furent creusées les fameuses carrières qui changèrent la physionomie de la butte. La précieuse matière était acheminée jusqu'au Etats-Unis, ce qui a valu au quartier son nom de "quartier des carrières d'Amérique".

La falaise s'élevait à une hauteur de 45 mètres. Ce lieu escarpé et inculte servait de bassin de décantation : on faisait sécher les matières recueillies qui servaient ensuite à la fabrication d'un engrais. Ce n'était pas le seul attrait de la butte, puisqu'elle permettait de se débarasser des cadavres de chevaux : une décharge à ciel ouvert tolérée, qui se situait encore en dehors des limites de la ville de Paris. Après l'annexion en 1860 des communes périphériques, l'habitude restera d'y jeter toutes sortes d'ordures.
Ce sera tout pour aujourd'hui. Joyeux Noël et bonnes fêtes de fin d'année.

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