Mickaël Arcos

samedi, octobre 15, 2011, 05:50 PM ( 96 lectures ) - Peinture - Posté par Mickaël
Le musée d'art moderne du centre Georges Pompidou regorge d'oeuvres incroyables, de renommée internationale. Sur deux étages, il regroupe les oeuvres contemporaines au quatrième ; et des oeuvres moderne (vingtième siècle) au cinquième. Les deux périodes se différencient surtout par le type d'oeuvre. Alors que le vingtième reste très ancré dans le format tableau, les oeuvres plus récentes sont plutôt des installations et des objets (architecture, design).

J'ai sélectionné ici trois tableaux qui a eux seuls valent le coup de visiter ou revisiter ce musée de tout premier rang.

Pendant la visite, il est possible (et encouragé) de se greffer à un groupe avec guide, même pour enfants. Contrairement à ce qu'on pourrait penser, ces oeuvres sont accessibles, et par leur taille et leur présentation ne laissent personne indifférent, même les moins sensibles. Mais un petit coup de pouce, en particulier pour replacer l'oeuvre dans son contexte, ne fait jamais de mal. Suivez les liens que je donne plus bas avant d'aller visiter, et vous serez incollables.

Jaune - Rouge - Bleu de Vassily Kandinsky (1925n Huile sur toile, 128 x 201, 5 cm).

"L’œuvre est composée de deux parties qui s’opposent : lignes géométriques à gauche, formes libres à droite. L’accent principal est mis sur les trois couleurs primaires qui, de gauche à droite et dans l’ordre : jaune, rouge, bleu, articulent la composition. L’opposition du jaune chaud, lié au mouvement, et du bleu froid, stable, lié à la forme du cercle y est mise en jeu. La partie jaune est lumineuse, légère, des fines lignes droites et noires l’accompagnent. Elle s’inscrit sur un fond pâle aux bords bleu-violet où la peinture est appliquée de manière à produire la sensation d’un ciel avec ses nuages évanescents qui semblent se prolonger au-delà du tableau. A l’opposé, la partie droite est sombre, le cercle bleu se détache sur un fond jaune clair, rythmé par la ligne serpentine noire d’épaisseur variée. Entre les deux polarités du jaune et du bleu, se déploie une multiplicité de formes : rectangles rouges, se lisant derrière les transparences des formes biomorphiques, damiers en couleurs et noirs et blancs." (source)


Pablo Picasso, Deux Femmes sur la plage (Femmes devant la mer), 16 juin 1956, Huile sur toile, 195 x 260 cm.

Surfaces planes et volumes s’imbriquent dans l’espace, et la peinture dialogue avec la sculpture, selon l’habitude de Picasso de passer indifféremment de l’une à l’autre. Les détails des visages, le motif du miroir à la main où se regarde la femme de gauche, se subordonnent à la puissante structure d’ensemble. La couleur elle-même, réduite à l’essentiel, détache les deux nus ocre-rouge du fond bleu pâle. Tandis que la figure de gauche dresse son torse à la verticale, l’autre s’incurve, prolongeant ce mouvement dans le cou qui se baisse pour finir dans le rectangle du bras." (source)

Nicolas de Staël, Les Toits, 1952 Huile sur isorel, 200 x 150 cm.

"Intitulé Ciel de Dieppe ou Les Toits, ce tableau monumental de 200x150 prolonge la série des “murs” de 1951 (présentée également dans l’exposition), avec le souci de partir d’un véritable référent visuel: le ciel vu à Dieppe ou les toits parisiens qu’il voyait de son atelier. Néanmoins la référence au réel est soumise aux exigences d’une composition qui nie les lois de la perspective et qui s’organise à l’enseigne de la frontalité. Ici le ciel s’allonge jusqu’à l’entassement des tesselles aux tonalités sombres qui occupent la partie inférieure du tableau." (source)

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