Mickaël Arcos

mercredi, août 3, 2011, 01:11 PM ( 34 lectures ) - Musique - Posté par Mickaël
Rendez-vous incontournable à la Roque, le pianiste Aldo Ciccolini était au rendez-vous hier soir sur la scène principale du festival. Il avait fêté ses 85 ans sur cette même scène l'an dernier.

Chaque concert d'Aldo Ciccolini est un événement, car il pourrait être le dernier. Ce pianiste de génie, qu'on aurait pu croire converti en grand maître pédagogue s'il ne poursuivait pas son énorme carrière de soliste, pourrait donner son dernier concert à chaque instant. Mais toujours fidèle au poste, il jouait quand même hier le troisième concerto de Beethoven et le concerto de Schumann.

Malgré l'ovation du public, véritablement conquis, j'ai trouvé dans ce Ciccolini un manque regrettable d'énergie, d'originalité et de précision (ses deux démarrages m'ont fait peur !). Il nous a servi deux concertos de manières trop conventionnelle, ces deux concertos déjà joués la semaine dernière à la Roque. L'Orchestra Ensemble Kanazawa, malgré un chef TRES dynamique, manquait aussi de précision, et malheureusement de justesse. Si bien que le concert en soi ne m'a pas si convaincu, bien moins que ses prestations des deux dernières années sur cette scène (enregistrées).

En vérité, le véritable instant de bonheur s'est déroulé lors des deux bis qu'il donnât : une infinie poésie, une maîtrise complète de l'instrument et des nuances impeccables. La grande virtuosité ne lui sied peut-être plus, et le concerto révèle moins son talent de poète pianistique que ces pièces courtes pour piano seul.

Le concert a été filmé et sera diffusé en différé sur France Télévision (je vous préviendrai).
Vous pouvez écouter Aldo Ciccolini en interview ici (interview France Musique).

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