Mickaël Arcos

samedi, octobre 8, 2011, 09:11 PM ( 23 lectures ) - Cinéma - Posté par Mickaël
Le second film de Nadine Labaki, après Caramel, est chargé de toutes les émitions. Dans un petit village d'un Liban déchiré par la guerre entre chrétiens et musulmans, les femmes meurtries par les pertes déjà lourdes des hommes qu'elles ont aimé, font tout leur possible pour établir une paix locale.

L'humour est de mise. Les stratagèmes déployés par ces femmes sont souvent drôles, parfois tragiques, mais toujours fondés sur l'objectif unique de vivre dans un bonheur isolé. Les hommes, malgré eux, se déchirent à la moindre marque d'irrespect envers leur religion. La vie en communauté semble n'être pour eux qu'une façade.

Malgré un cliché homme-femme marqué (les femmes n'éprouvent aucun sentiment religieux manifestement, et les hommes libidineux, aucune mesure), Labaki réalise le tour de force de nous immerger dans un conflit religieux destructeur, sans en parler directement. Le point de vue féminin choisi par la réalisatrice nous fait part du meilleur comme du pire, même dans l'isolement le plus démuni. Un film à voir, ayant reçu le prix oecuménique à Cannes, sous Un certain regard.

Photo Allocine
Fiche Allociné


samedi, octobre 8, 2011, 07:53 PM ( 23 lectures ) - Cinéma - Posté par Mickaël
Dans le dernier film de Jean-Marc Moutout, Jean-Pierre Darroussin campe un employé lambda dans une banque lambda d'un pays lambda où la stabilité des banques est suspecte (la France). Il entre dans son bureau, un matin comme tous les autres, armé d'un pistolet, et tire sur ses collègues. L'histoire est tirée d'un fait réel.

Darroussin campe un personnage du quotidien, qu'il interprête très bien. D'ailleurs on a parfois du mal à imaginer l'acteur dans un autre rôle, tellement il a l'air né pour ça. Le film est d'un réalisme touchant, et effrayant. A petit budget, seulement une quinzaine d'acteurs, ce long-métrage impressionne par sa justesse et sa simplicité. L'enchevêtrement bien ficelé des flash-back nous permet de connaître de mieux en mieux ce chargé d'affaires à la BICF.

Cependant (il y a toujours un cependant), le film manque de sursaut et d'inconvénience. Il est prévisible en tout point. Le côté réalisme perd de sa superbe tant la vie de bureau y paraît finalement assez peu photogénique.

Photo Allociné
De bon matin sur Allocine



lundi, décembre 7, 2009, 10:07 PM ( 21 lectures ) - Cinéma - Posté par Mickaël


Le dernier film d'Emmerich voit grand. TRES GRAND (comme les lettres de 2012). Bon il fallait s'y attendre, dans les 300 millions de dollars de budget, seulement 57,95 dollars ont été consacrés au scénario (écrit par le fils du réalisateur de 7 ans) : un groupe d'élites politiques et scientifiques fuient la catastrophe planétaire la plus dévastatrice de l'histoire menée à anéantir l'espèce humaine.

Le film dure 2h40. Je refais. Un groupe d'élites BADABOUUUUUUUUUUUM PRRR PRRR PRRR DES CREVASSES SE FORMENT A LA SURFACE DE LA CALIFORNIE PATATRA politiques et LA VOITURE DU CONSERVATEUR DU MUSEE DU LOUVRE QUI EST UNE DS CAR TOUS LES FRANCAIS ROULENT EN DS EXPLOSE SOUS LE PONT DE L'ALMA OU EST MORTE AUSSI LA PRINCESSE DIANA scientifiques fuient PCCHHHH PCHHHH LA TERRE EXPLOSE IL FAUT FUIR EN VOITURE ET EN AVION EN SLALOMANT A RAS DU SOL ENTRE LES BATIMENTS POUR FUIR la catastrophe planétaire SPLAAAAAASH PLOUF PLOUF GLOUB GLOUB GLOUB LA PLANETE SOMBRE SOUS LES TSUNAMIS GEANTS ISSUS DES TREMBlEMENTS DE TERRE UIUIUIUIUIUIUIIIIII PINPONPINPONPINPON la plus dévastratrice de l'histoire menée à anéantir PRRRRRRRRRRR GLASP PROUTCH PROUTCH COIN COIN COIN l'espèce humaine GENERIQUE. Heu pardon... Générique.

Les effets spéciaux sont monstrueusement bien faits, l'histoire cataclysmement niaise et clichée, et l'ambiance colorée et bruyante. Dans le même style, la Guerre des Mondes évoque la même issue : un groupe d'individus fuyant la catastrophe dans la masse. Mais là ou Spielberg manie avec une main de maître le suspense et la tension, Emmerich nous balade dans Frontierland.

Je ne peux terminer sans vous compter un extrait (restitution de mémoire)

VOIX AUTOMATIQUE
Choc avec un objet de 8748 mètres dans 1800 mètres

VICE-PRESIDENT
Qu'est-ce que cela peut bien être ?

MAUVAIS ACTEUR
C'est l'Everest Monsieur

samedi, octobre 31, 2009, 06:49 PM ( 37 lectures ) - Cinéma - Posté par Mickaël

Déception pour le dernier Jean-Pierre Jeunet (j'ignorais que c'était possible) et son dernier Micmacs à Tire-Larigot. La touche si particulière du réalisateur dessert hélas un scénario trop candide. Les personnages simplets ne forment une famille que dans la théorie. Beaucoup de gadgets et d'idées éparses, certes ingénieuses, ne consolident pas l'aventure et délaissent les émotions.

La déception n'est que partielle tant le jeu d'acteur est excellent, l'image contrastée du moderne et de l'ancien donnée à Paris, les dialogues. Et le rythme est parfait. L'histoire avance bien et sur le coup on rit bien à voir quelles trouvailles les compères inventent pour détourner le regard du gardien, s'infiltrer dans les appartements des deux marchands d'armes, atteindre la rive gauche de la Seine depuis la droite.

Pour s'amuser un peu avant ou après le film pourquoi ne pas aller visiter le rigolo site Internet officiel du film et celui de Jean-Pierre Jeunet. Et découvrir pourquoi Jean-Pierre Jeunet a réalisé ce film et dans quelles conditions il délaissa (temporairement on l'espère) Life of Pi.

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